Archives pour la catégorie Allemand

Voyage à Arcachon, Gujan et à la dune du Pilat avec les correspondants allemands

Quelle belle journée passée au bord de l’eau ce mardi 13 juin ! Après une sortie à Bordeaux et une autre à Gradignan, Mme Sorel enseignante d’allemand, avait programmé pour nos correspondants allemands une sortie sur le Bassin d’Arcachon. Retenue au collège par l’oral du DNB, elle m’a laissé la place pour accompagner les élèves germanistes en 4e et leurs correspondants. La journée ensoleillée mais pas trop, commence par un voyage en bus sans aucun ralentissement, ni aucune avarie. Arrivés à Gujan-Mestras vers 10 h 15, nous nous rendons directement à un restaurant sur le port de Larros pour déguster des huîtres, les correspondants avalent tous leur huître avec délice alors que trois de nos élèves d’un air dégoutté, osent les recracher. Sacrilège !

Ensuite nous revenons sur nos pas pour visiter le musée de l’huître, les élèves ont tous le choix entre une visite guidée en allemand et celle en français. Quelques allemands osent celle en français, quand un seul de nos élèves va suivre celle en Allemand. L’heure du repas approche, nous nous rendons en bus à la plage Pereire d’Arcachon, le pique-nique avalé, nous ne pouvons plus retenir les élèves attirés par l’eau. Ils ont l’autorisation de se tremper les pieds dans les eaux du Bassin et de courir dans le sable. Vers 13 h 45 il est temps de regagner le bus pour aller à la Dune du Pilat. Les élèves se régalent à monter et descendre cette montagne de sable. Avant de partir, quelques achats de souvenirs par les correspondants, alors que les élèves du collège se font plaisir avec une glace. Tout le groupe, élèves comme accompagnatrices, a bien apprécié cette balade.

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Les élèves germanistes en 3è et les Stolpersteine de Gunter Demnig

 

Jeudi 6 avril, la professeure d’allemand amenait ses élèves de 3è à Bordeaux devant le tribunal de Grande instance à côté de l’ancien fort du Hâ, assister à la pose des Stolpersteine par l’artiste Gunter Demnig. L’après-midi, Mme Sorel et quelques élèves allaient assister à la pose d’autres pavés 4 place Saint Pierre, à la mémoire des Baumgart, famille juive déportée sans retour à Auschwitz , et le soir à une conférence avec l’artiste au Goethe Institut. L’artiste a posé d’autres pierres aussi à Bègles ce vendredi après-midi, 75 rue du maréchal Joffre, à la mémoire des époux Rabeaux, résistants arrêtés à Bègles et assassinés.

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En allemand Steine veut dire pierre et stolpern, trébucher. On pourrait les appeler pierres d’achoppement, mais on préfère dire « les pavés de la mémoire ». Car ces pavés nous racontent tous une histoire, celle d’un homme ou d’une femme, juif ou résistant ou les deux, qui a été déporté pendant la deuxième guerre mondiale. Né en 1947, Gunter Demnig est marqué par les actes commis en Europe durant la période nazie. Après des études d’arts, il s’est très vite attaché au thème de la déportation. En 1992, il crée le premier pavé qui donne la forme des futures Stolpersteine et sur lequel il grave les premières lignes du décret de Heinrich Himmler sur la déportation des tziganes à Auschwitz.
Très vite, le projet de ces pierres commémoratives prend de l’ampleur et une première exposition est organisée à Cologne en 1994. C’est à ce moment que Gunter décide de fixer, ce qui deviendra les Stolpersteine, sur le trottoir devant la dernière résidence où ont vécu les personnes déportées. Les premières sont déposées illégalement en 1995 d’abord dans les rues de Cologne puis à Berlin. Aujourd’hui il y a plus 50 000 pierres posées en Europe, surtout en Allemagne mais aussi en Autriche, aux Pays-bas, en Hongrie, en Italie, en Belgique, en République Tchèque, en Norvège, ou encore en Ukraine et maintenant en France.

Ce jeudi, après la pose à la mémoire de trois résistants autrichiens arrêtés à Bordeaux, nous avons pu assister aussi à une cérémonie en présence de Wilfried Krug consul général de la République fédérale d’Allemagne et de Marik Fétouh, adjoint au maire de Bordeaux en charge de l’égalité et de la citoyenneté. Plusieurs personnes se sont exprimées pour rendre hommage au travail de l’artiste et surtout à la mémoire des hommes et des femmes déportés. Le projet a été impulsé et porté par un groupe d’enseignants chercheurs, historiens, germanistes ou plasticiens de l’université Bordeaux Montaigne. Cette pose est l’aboutissement de plus d’un an de recherches complexes. La directrice pédagogique du Goethe Institut était présente et Mme Françoise Taliano-des Garets, enseignante d’histoire-géographie à Sciences Po Bordeaux a fait un long discours nous rappelant la situation de Bordeaux pendant l’occupation, la position du maire Adrien Marquet et les combats de la résistance pour libérer la région. Cette cérémonie s’est terminée dans les salons de l’hôtel de ville où nous avons été conviés à un cocktail avant d’aller pique-niquer dans les jardins.

L’après-midi, un petit groupe d’élèves a assisté à la pose de cinq pavés à la mémoire de la famille Baumgart, place St Pierre et entendu le témoignage émouvant de proches parents des victimes spécialement venus des Etats-Unis et d’Israël ainsi que l’analyse éclairante de l’ethnologue Carole Lemée. Les élèves vont devoir maintenant rédiger un reportage qui sera publié dans le prochain numéro du Mauguin News.

Pour en savoir plus : revue de presse

TV7, à partir de  7’15 La grande édition du jeudi 6 avril

Article sur le site de France bleu Gironde

Article dans Sud-Ouest édition du samedi 8 avril 2017

Facebook Voir les photos sur la page « Stolpersteine ».