Archives pour la catégorie Projet

Bilan du CDI

Présentation faite au CA ce lundi 26 juin 2017, visible sur internet à cette adresse :

https://magic.piktochart.com/output/23175645-cdi-mauguin-bilan-juin-2017Bilan

 

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Concours citoyenneté européenne : remise des prix

Félicitations Stella B. et Marilou D. !!!! Avec L’europartition, elles ont remporté le premier prix Conseil départemental 2017. Mercredi 13 juin, elles partent à Bruxelles avec d’autres élèves primés venus de plusieurs établissements de la Gironde (15 collèges ont participé cette année). De nombreux prix ont été distribués soit en collectif soit en individuel, en présence d’élus et de responsables locaux investis dans les échanges européens, dans la défense des libertés et de l’égalité. Étaient présents, Monsieur Jean-Luc Gleyze président du département, Mme Jacqueline Madrelle présidente de France Liberté Gironde, monsieur le Consul d’Allemagne fédérale, une représentante du recteur, membre de la DAREIC, M. Alain Pierre Degenne, de l’alliance française de Bordeaux, M. Philippe-Henri Ledru ancien Directeur des relations et de la coopération internationale ainsi que de la Citoyenneté européenne au Conseil Général de la Gironde et les deux auteurs qui ont inspiré nos élèves cette année, l’une allemande, la deuxième franco-sénégalaise. Cette cérémonie était ponctuée et rythmée de pauses musicales interprétées avec brio par les élèves de la classe Jazz du collège de Monségur. Chaque texte sélectionné a été lu par des acteurs, nous avons pu admirer le niveau et la qualité des composition récompensées.

Les élèves  de 4e 1 et de 4e 2 ont participé à ce concours avec leurs enseignants de français et d’histoire-géographie. Le travail d’écriture a été précédé de plusieurs étapes : recherches documentaires sur la question des migrants, réalisation d’un diaporama sur  le voyage d’un migrant,  prestation orale, rencontre avec les deux auteures invitées cette année, Gila Lustiger et Khadi Hane,  puis étude de leurs  textes.

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Les classes de 3e 3 et 3e SEGPA rencontrent deux anciens prisonniers du camp de Mérignac Beaudésert

mardi23 mai

L’exposition est maintenant installée au CDI.

M. Durou originaire de Dordogne et M. Châtaigné né en Charente, ont raconté leur engagement politique, leur arrestation, leur passage au Fort du Hâ à Bordeaux puis au camp de Bacalan de là. Leur déportation a commencé en 1942 au camp de Mérignac, puis à Compiègne, au centre de regroupement, dernière étape avant le camp de concentration de Sachsenhausen à 30 km de Berlin.

Exposition « Histoires parallèles » les élèves de 3e 3 aux archives départementales, des rencontres inoubliables

Le projet d’EPI (Enseignement Pratique Interdisciplinaire) associant quatre disciplines : français, histoire, arts plastiques et éducation musicale, a permis aux élèves de 3e 3 de rencontrer des personnes, des lieux, des moments de l’histoire dont ils se souviendront longtemps. Le 9 mai, journée de l’Europe, les élèves viennent aux archives pour la troisième fois, pour l’inauguration de l’exposition « Histoire parallèles » deux camps durant la seconde guerre mondiale.

C’est une des plus sombres périodes de notre histoire qui est abordée dans cette exposition, les camps de concentration nazis à travers deux exemples, le camp de la Croix Rouge à Niš en Serbie et celui de Mérignac Beaudésert. L’échange européen entre les deux pays permet à M. Lauseig enseignant d’histoire et géographie, de travailler depuis plusieurs années avec l’école Ivo Andric de Niš. Après un voyage en Serbie en 2016, les bases de ce projet sont définies, dans un premier temps, des deux côtés, les enseignants collectent des archives auprès des services locaux. Les productions d’élèves qui sont peu à peu réalisées sous divers formats finissent par constituer au fil des mois la trame de la future exposition.

1VueExpo2arbreMardi 9 mai chaque enseignant présente sa démarche à un public venu nombreux. Mme Roger n’a pas pu venir, mais on peut écouter le résultat de son travail en s’installant dans les grands fauteuils du hall, équipés d’un petit écran. On peut y regarder le film accompagnant l’exposition ou écouter les bruitages et les musiques composés par les élèves en cours d’éducation musicale ainsi que les mises en voix de certains passages du livre Si c’est un homme de Primo Lévi.

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Mme Le Coadou, enseignante d’arts plastiques a consacré sept heures de cours à ce projet. L’enseignante de lettres, Mme Lagarde a préparé avec les élèves une liste de mots exprimant les émotions ressenties face à l’horreur des camps. Ces mots ont été repris par les élèves pour illustrer une expression chacun en utilisant un graphisme approprié.

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Mme Alexandra Arsic enseignante serbe, Monsieur Lauseig, Mme Le Coadou

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Leurs dessins sont installés sur des panneaux de bois, peints en gris et couverts de grillage rappelant l’enfermement. De l’autre côté de ces panneaux placés dans le hall d’entrée, les élèves ont réalisé des ombres d’hommes effrayés. Le papier a été vieilli avec du brou de noix, de la même façon que les fiches d’état civil des déportés, posées au pied de l’arbre au centre du hall. Cet arbre dont les branches prennent la forme de bras et de mains symbolise un appel au secours. Enfin une couronne de fleurs en papier rend hommage aux victimes.

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À son tour, M. Lauseig qui est aussi responsable du service éducatif des archives départementales, présente son travail réalisé avec les élèves répartis en cinq groupes, un par panneau. Le premier panneau illustre par des photographies d’époque et une carte, la France et la Gironde sous l’occupation.

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Sur le deuxième panneau, on découvre l’historique du camp qui en comprenait un autre pour les gens du voyage. En octobre 1940, quai de Bacalan, il y avait un camp provisoire, pour les indésirables politiques, ensuite les hommes et femmes arrêtés ont tous été envoyés à Beaudésert, au camp qui servit jusqu’à la libération. En 1949, le nombre de déportés emprisonnés là-bas est évalué à environ 9000 personnes. Une plaque commémorative est posée à Mérignac à l’emplacement du camp qui a été détruit (accès par sortie 10 de la rocade).

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Sur le troisième panneau, des documents illustrent les conditions de vie des israélites, le statut imposé par le régime, les conditions d’internement.

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D’autres documents placés sous vitrine au milieu du hall, complètent ce panneau, on peut y voir les terribles chiffres de la première rafle à la veille de celle du Vel d’Hiv, 16 juillet 1942 et l’organisation des déplacements par réquisition de bus. La police pouvait arrêter des juifs au moindre écart, par exemple pour ne pas avoir porté l’étoile jaune ou pour avoir franchi la ligne de démarcation.

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Sur le quatrième panneau, des photographies d’époque et des plans présentent la structure du camp, avec des bâtiments en bois, sommaires, non chauffés, avec de grandes fenêtres sans volets ni rideaux.

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Enfin le dernier panneau, finit de nous présenter la violence de cette guerre, avec le témoignage d’une femme arrêtée, obligée de dire adieu à son enfant et une lettre signée Maurice Papon, précisant que personne ne sera épargné, ni les enfants, ni les personnes handicapées.

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Ensuite Mme Vatican directrice des archives départementales, apporte quelques précisions sur les documents utilisés, par exemple ceux concernant Papon sont des photocopies car les originaux ont été saisis par la justice lors du procès

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Une des deux enseignantes serbes venues à Bordeaux cette semaine, Myriana Stefanovic présente la partie serbe de l’exposition. Venue de Niš au sud-est de la Serbie, l’exposition est réalisée à partir de documents conservés au camp devenu musée de Niš en 1967, il reste peu de documents d’époque, car à la libération, des militaires allemands ont mis le feu au bâtiment principal. Comme nos élèves, ceux de Niš ont choisi les documents et travaillé sur la mise en page.

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Sur le premier panneau des photographies donnent une idée du camp de Niš, toujours existant, une carte rappelle les frontières de l’ex-Yougoslavie après 1945.

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Sur le deuxième panneau, l’occupation allemande de la région et une vue aérienne de la ville de Niš, montrent l’état dans lequel elle sort de la guerre.

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Sur le troisième panneau, des photographies de la collection permanente du musée, gardent la mémoire des prisonniers avec des inscriptions sur les murs.

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Sur le quatrième panneau, on peut voir le capitaine de la gestapo locale, la carte des camps yougoslaves, des documents de gestion du camp, des commandes.

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Enfin le dernier panneau donne une idée du camp après la guerre et un bilan comptable de la Croix rouge apporte des chiffres sur les indemnisations des familles des tués et des sinistrés. Au total il y a eu plus de 30 000 personnes tuées au camp de la croix rouge et 1100 patriotes fusillés sur la colline de Bubanj.

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L’exposition reste aux archives départementales jusqu’au 18 mai, en juin elle sera au collège Mauguin et à l’automne à l’école de Niš. Ensuite elle sera à disposition des autres établissements intéressés.

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Dernière partie de cette inauguration, le film réalisé avec les interventions des élèves serbes et français. Avant la diffusion, les discours de remerciements de Mme Alexandra Arsic et de M. Lauseig démontrent leur détermination à renouveler ces échanges pour former de futurs citoyens conscients des erreurs du passé et respectueux du devoir de mémoire.  Mme Carole Guère, présidente de la commission collège au conseil départemental, salue et félicite les deux équipes pour leur travail. Pour clôturer cet après-midi aux archives, la compagnie Dromosphère propose une lecture théâtralisée très émouvante d’un extrait d’une pièce créée par un historien et écrivain Nišhois, Nbojsa Ozimik, intitulée le Baiser français.

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Avant de rentrer au collège, les élèves et les enseignants posent pour quelques photographies avec un des deux derniers survivants du camp de Mérignac, Georges Durou. Nul doute que cette rencontre les a marqués et leur a apporté une dernière preuve de ce qu’a été la deuxième guerre mondiale.

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Partenariat européen France-Serbie, entre le collège Mauguin de Gradignan et l’école Ivo Andric à Nis

La classe de 3e 3 et les professeurs engagés dans l’EPI Regards croisés sur les camps de la seconde guerre mondiale, se sont déplacés ce mardi 9 mai pour l’inauguration de l’exposition Histoires parallèles deux camps durant la seconde guerre mondiale, aux archives départementales de la Gironde.

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À voir jusqu’au 18 mai, 72 cours Balguerie-Stuttenberg à Bordeaux.

(À venir sur ce blog le compte rendu du projet.)

L’escale du livre : les élèves de 4ème SEGPA visitent le musée de l’imprimerie

Dans le cadre du projet Courant livre, les élèves 4ème 5 et 6 Segpa sont partis à Bordeaux avec trois adultes dont leur enseignante de français-arts plastiques Mme Perrot et Mme Bournet Directrice de la SEGPA, visiter le musée de l’imprimerie et rencontrer l’auteur Hubert Ben Kemmoun à l’escale du livre.

Ce musée a été installé dans une ancienne brûlerie à café. En introduction, un des bénévoles fait un historique de sa création, nous explique que dans les années soixante-dix, avec l’invention de l’offset, les imprimeurs équipés pour la typographie, ont dû investir dans ces nouvelles machines. Ce musée a vu le jour en 1979, grâce à des professionnels bénévoles et passionnés par leur métier. Ils ont souhaité récupérer les machines de typographie et les conserver pour garder des traces des anciennes mécaniques d’imprimerie.

Les élèves restent rassemblés dans un premier temps pour entendre l’histoire de l’imprimerie, des supports d’écriture et du papier. Les premiers moulins à papier arrivent en France au XIIIème siècle. Au XVème siècle, en Allemagne, Gutenberg invente le caractère mobile métallique, ce caractère est fabriqué avec un alliage d’antimoine, de plomb et d’étain. La presse d’imprimerie existait déjà en Chine depuis 2000 ans, mais elle se faisait sur des plaques de bois où le texte était fixe. Gutenberg l’a révolutionnée grâce à ces caractères mobiles rendus très solides grâce à l’alliage de métaux. En 1517, une première presse est installée dans la région à la Réole. Puis, d’importantes évolutions arrivent avec la révolution industrielle.

Ensuite, les élèves sont répartis en deux ateliers pour imprimer sur deux machines différentes, une presse à bras du 18ème siècle et une presse typographique à pédale de 1860. Sur la première, qui servait pendant la révolution française, il fallait compter deux jours de travail pour faire un journal.

Avant de partir, nous découvrons un mode d’imprimerie très utilisé plutôt par les artistes et pour les affiches, la lithographie et en particulier la pierre lithographique.

Cette pierre très dure, vient de la vallée de l’Isar en Bavière (pierre dite de Munich), l’artiste fait son dessin au crayon gras sur la pierre. Chez l’imprimeur, la pierre est mouillée après quoi on peut passer le rouleau encreur. Le gras prend sur l’encre mais ne prend pas sur l’eau, c’est le principe de refoulement du gras par l’eau. On peut imprimer jusqu’à 4000 feuilles avec ce système deux feuilles à la minute.

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 Pour enlever ce dessin, de l’eau et du sable sont mis sur la pierre et on frotte pendant quarante minutes avec une autre pierre.

Les élèves germanistes en 3è et les Stolpersteine de Gunter Demnig

 

Jeudi 6 avril, la professeure d’allemand amenait ses élèves de 3è à Bordeaux devant le tribunal de Grande instance à côté de l’ancien fort du Hâ, assister à la pose des Stolpersteine par l’artiste Gunter Demnig. L’après-midi, Mme Sorel et quelques élèves allaient assister à la pose d’autres pavés 4 place Saint Pierre, à la mémoire des Baumgart, famille juive déportée sans retour à Auschwitz , et le soir à une conférence avec l’artiste au Goethe Institut. L’artiste a posé d’autres pierres aussi à Bègles ce vendredi après-midi, 75 rue du maréchal Joffre, à la mémoire des époux Rabeaux, résistants arrêtés à Bègles et assassinés.

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En allemand Steine veut dire pierre et stolpern, trébucher. On pourrait les appeler pierres d’achoppement, mais on préfère dire « les pavés de la mémoire ». Car ces pavés nous racontent tous une histoire, celle d’un homme ou d’une femme, juif ou résistant ou les deux, qui a été déporté pendant la deuxième guerre mondiale. Né en 1947, Gunter Demnig est marqué par les actes commis en Europe durant la période nazie. Après des études d’arts, il s’est très vite attaché au thème de la déportation. En 1992, il crée le premier pavé qui donne la forme des futures Stolpersteine et sur lequel il grave les premières lignes du décret de Heinrich Himmler sur la déportation des tziganes à Auschwitz.
Très vite, le projet de ces pierres commémoratives prend de l’ampleur et une première exposition est organisée à Cologne en 1994. C’est à ce moment que Gunter décide de fixer, ce qui deviendra les Stolpersteine, sur le trottoir devant la dernière résidence où ont vécu les personnes déportées. Les premières sont déposées illégalement en 1995 d’abord dans les rues de Cologne puis à Berlin. Aujourd’hui il y a plus 50 000 pierres posées en Europe, surtout en Allemagne mais aussi en Autriche, aux Pays-bas, en Hongrie, en Italie, en Belgique, en République Tchèque, en Norvège, ou encore en Ukraine et maintenant en France.

Ce jeudi, après la pose à la mémoire de trois résistants autrichiens arrêtés à Bordeaux, nous avons pu assister aussi à une cérémonie en présence de Wilfried Krug consul général de la République fédérale d’Allemagne et de Marik Fétouh, adjoint au maire de Bordeaux en charge de l’égalité et de la citoyenneté. Plusieurs personnes se sont exprimées pour rendre hommage au travail de l’artiste et surtout à la mémoire des hommes et des femmes déportés. Le projet a été impulsé et porté par un groupe d’enseignants chercheurs, historiens, germanistes ou plasticiens de l’université Bordeaux Montaigne. Cette pose est l’aboutissement de plus d’un an de recherches complexes. La directrice pédagogique du Goethe Institut était présente et Mme Françoise Taliano-des Garets, enseignante d’histoire-géographie à Sciences Po Bordeaux a fait un long discours nous rappelant la situation de Bordeaux pendant l’occupation, la position du maire Adrien Marquet et les combats de la résistance pour libérer la région. Cette cérémonie s’est terminée dans les salons de l’hôtel de ville où nous avons été conviés à un cocktail avant d’aller pique-niquer dans les jardins.

L’après-midi, un petit groupe d’élèves a assisté à la pose de cinq pavés à la mémoire de la famille Baumgart, place St Pierre et entendu le témoignage émouvant de proches parents des victimes spécialement venus des Etats-Unis et d’Israël ainsi que l’analyse éclairante de l’ethnologue Carole Lemée. Les élèves vont devoir maintenant rédiger un reportage qui sera publié dans le prochain numéro du Mauguin News.

Pour en savoir plus : revue de presse

TV7, à partir de  7’15 La grande édition du jeudi 6 avril

Article sur le site de France bleu Gironde

Article dans Sud-Ouest édition du samedi 8 avril 2017

Facebook Voir les photos sur la page « Stolpersteine ».